
Prendre en charge la douleur
La douleur est une expérience personnelle et complexe, qui peut avoir des répercussions importantes sur votre quotidien et votre qualité de vie. Avec l’endométriose, il n’existe pas une seule douleur, ni une seule façon de la prendre en charge. Comprendre les mécanismes à l’origine de vos douleurs est une première étape pour identifier, avec les professionnels de santé qui vous accompagnent, les solutions les plus adaptées. Des prises en charge existent pour soulager la douleur et mieux vivre avec la maladie au quotidien.
Comprendre la douleur
Le système de perception de la douleur, aussi appelé système nociceptif, fonctionne comme un réseau de communication entre le corps et le cerveau.
Lorsqu'une partie du corps envoie un signal d'alerte, par exemple après une blessure ou une inflammation, des capteurs transmettent ces informations vers la moelle épinière, puis jusqu'au cerveau.
Notre organisme possède aussi des mécanismes de contrôle, situés dans la moelle épinière et dans le cerveau, qui jouent le rôle de freins : les contrôles inhibiteurs.
Ils peuvent atténuer une partie des messages douloureux, bloquer certains de ces messages avant qu'ils n'atteignent la conscience ou diminuer ainsi la sensation de douleur.
Chez certaines personnes, les contrôles inhibiteurs peuvent être défaillants ou épuisés.
Dans ce cas, le cerveau reçoit plus facilement les signaux de douleur, même si ce qui se passe dans le corps n'est pas dangereux ou intense. C'est ce que l'on appelle la sensibilisation.
Dans l'endométriose,
deux types de douleurs peuvent coexister
Les douleurs en lien direct avec les lésions d'endométriose
C'est notamment le cas de certaines dyspareunies profondes, c'est-à-dire des douleurs liées aux rapports intimes.
Les douleurs
par sensibilisation
Il peut par exemple s'agir de douleurs qui persistent pendant plusieurs heures ou plusieurs jours après les rapports.

L’approche médicamenteuse :
les antidouleurs
Plusieurs types de médicaments peuvent être proposés pour soulager la douleur :
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Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène ou le naproxène, peuvent soulager les inflammations aiguës. Ils sont à prendre uniquement en cas d’inflammation, notamment pendant les règles.
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Les antalgiques, du paracétamol aux traitements plus puissants, peuvent être utilisés pour gérer les douleurs invalidantes. La prise de dérivés de morphine (codéine, opioïdes, tramadol) est à éviter. Leur prise régulière peut entraîner une chronicité de la douleur. Le néfopam est à privilégier.
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Les traitements spécifiques de la douleur chronique : certains antidépresseurs ou anticonvulsivants sont utilisés à faible dose pour agir sur la douleur chronique. Des cures de kétamine peuvent également être proposées.
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Les traitements locaux, notamment à base de lidocaïne, naropéine, capsaïcine ou toxine botulinique, peuvent également être proposés.
Les thérapies manuelles pour
réduire les tensions musculaires
La kinésithérapie spécialisée peut aider à relâcher les tensions musculaires, améliorer la posture et réduire les douleurs. Il est important de consulter un professionnel spécialisé en endométriose, en rééducation périnéale et pelvienne ou un·e kinésithérapeute sexologue, notamment pour les douleurs liées aux rapports.
L’ostéopathie peut également être utilisée pour équilibrer les structures pelviennes et diminuer les gênes liées à la maladie.


Les dispositifs technologiques pour soulager au quotidien
Plusieurs dispositifs peuvent être utilisés dans la prise en charge de la douleur :
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Le TENS (neurostimulation électrique transcutanée) envoie de légères impulsions électriques via des électrodes placées sur la peau afin de bloquer la transmission des signaux de douleur au cerveau.
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La photobiomodulation, technique encore émergente, utilise des faisceaux lumineux de faible intensité pour stimuler les cellules et réduire l’inflammation et la douleur.
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La radiofréquence peut être employée par des professionnel·les de santé en option pour les douleurs réfractaires. Elle vise à désensibiliser les tissus nerveux impliqués dans la douleur.
Les approches psychologiques pour prévenir l’anxiété ou la dépression
La psychothérapie peut vous aider à faire face aux répercussions de la maladie, améliorer votre qualité de vie et réduire les douleurs.
La méditation et la sophrologie peuvent également contribuer à réduire le stress et aider à mieux gérer les douleurs chroniques. Pour la sophrologie, il est recommandé de consulter un·e professionnel·le de santé ou psychologue pratiquant cette approche.

D’autres approches pour agir sur la douleur et ses répercussions
La nutrition
Un accompagnement auprès d’un diététicien ou diététicien-nutritionniste peut aider à diminuer les douleurs associées à l’endométriose, notamment lorsqu’elles s’accompagnent de troubles digestifs.
Les médecines complémentaires
Certaines approches peuvent être expérimentées en complément de la prise en charge :
l’acupuncture, pratiquée par un·e soignant, peut être un moyen de soulager les douleurs, la fatigue chronique et les troubles digestifs ;
la phytothérapie, dont les effets ne sont pas scientifiquement établis, peut soulager certaines personnes. Il est préférable d’être accompagné par un professionnel de santé ;
l’homéopathie, dont les effets ne sont pas scientifiquement établis, peut apporter un mieux-être à certaines personnes.
La sexologie
En cas de répercussions sur la sexualité, un accompagnement par un·e médecin sexologue ou sexothérapeute peut également être envisagé.



