
Vie intime et endométriose
Chez les personnes atteintes d’endométriose, la vie sexuelle peut être altérée. Cela dit, ce n’est pas une généralité . Certaines vivent une sexualité pleinement épanouie malgré la maladie.
Les douleurs pelviennes chroniques, les rapports douloureux et la fatigue liés à l’endométriose peuvent perturber la vie sexuelle, allant parfois jusqu’à l’évitement de l’intimité.
La dimension psychologique joue aussi un rôle important : la frustration de ne pas pouvoir vivre une sexualité épanouie, la honte, ou encore l’anticipation de la douleur peuvent impacter l’estime de soi et la relation au partenaire.
Mais cela ne signifie pas pour autant que vous devez renoncer à une sexualité épanouie. Il existe des moyens de réduire ces douleurs et d’aborder votre vie sexuelle de manière plus sereine.

Comprendre l’impact de l’endométriose sur la sexualité
Dans l’endométriose, les douleurs sexuelles, appelées dyspareunies, font partie des symptômes les plus fréquents.
Dans notre étude, 98 % des participantes ont déclaré avoir déjà ressenti des douleurs pendant l’activité sexuelle. Ces douleurs peuvent survenir pendant le rapport, mais aussi apparaître ou persister après celui-ci.
On distingue deux types de dyspareunies :
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Les douleurs superficielles : elles sont localisées à l’entrée du vagin ou de la vulve. Elles sont souvent décrites comme des brûlures, des sensations de coupure, d’irritation, de frottement ou de déchirure. Elles apparaissent généralement au moment du contact ou de la pénétration, mais peuvent aussi survenir dès le début de l’excitation sexuelle.
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Les douleurs profondes : elles sont ressenties dans le bas-ventre et/ou au niveau du col de l’utérus. Elles sont souvent décrites comme un « coup de poignard », une forte pression, la sensation « d’appuyer sur un bleu » ou des crampes pelviennes. Elles surviennent le plus souvent lors des pénétrations profondes ou de certaines positions.
Les autres répercussions sur la sexualité

Diminution de la libido
Le stress, la douleur et la fatigue peuvent affecter le désir sexuel. Un faible niveau d’énergie, des troubles de l’humeur et un manque d’intimité peuvent rendre plus difficile l’épanouissement sexuel. Certains traitements hormonaux peuvent aussi provoquer une sécheresse vaginale ou une baisse du désir.

Impact sur l'estime de soi et la relation de couple
L’endométriose peut altérer l’image corporelle et susciter de la gêne vis-à-vis de la sexualité. Certaines ressentent de la culpabilité envers leur partenaire ou se sentent « moins désirables », ce qui peut fragiliser la confiance en soi et la complicité dans le couple.

Fertilité et sexualité
Les préoccupations liées à la fertilité peuvent
peser sur la sexualité. Les difficultés à concevoir engendrent parfois frustration, pression ou tensions dans la relation amoureuse

Ados, quand les rapports font mal
L’un des symptômes les plus fréquents de l’endométriose est la présence de douleurs pendant ou après les rapports sexuels. Les douleurs pendant les rapports peuvent avoir plusieurs causes, dont l’endométriose. Mieux comprendre ces douleurs permet de ne pas rester seul·e et de trouver de l’aide plus tôt.
Avoir mal pendant un rapport sexuel ce n’est pas systématique mais ça peut arriver à tout âge, même dès les premiers rapports.
Ces douleurs peuvent avoir différentes causes : physiques, émotionnelles ou les deux à la fois.
Il existe plusieurs types de douleurs :
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Les douleurs de la première fois : Le premier rapport peut être source de stress, de peur ou de tension. Les deux partenaires doivent avoir envie, et peuvent arrêter à tout moment. Mais une douleur importante ou répétée n'est pas normale et ne doit pas être considérée comme obligatoire.
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La douleur sité au niveau de la vulve & à l’entrée du vagin : La douleur apparaît au moment de l’entrée dans le vagin. Elle peut également être présente pendant les préliminaires. Elle peut donner une sensation de brûlure, de blocage ou de coupure.
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La douleur profonde : La douleur se situe plus profondément dans le bassin ou le ventre pendant le rapport.
Consulter un professionnel de santé formé
Des solutions existent pour mieux comprendre les douleurs pendant les rapports sexuels, les soulager et retrouver une vie intime et relationnelle plus sereine.
N’hésitez pas à en parler à un professionnel de santé. Votre gynécologue est souvent le premier interlocuteur, mais d’autres professionnels peuvent également vous accompagner, notamment des kinésithérapeutes spécialisés en pelvi-périnéologie, des algologues, des ostéopathes, des sexologues (la profession n’étant pas réglementée en France, il est important de vérifier la formation et les qualifications du professionnel consulté), des psychologues ou des professionnels formés aux psychotraumatismes.
Ces professionnels peuvent vous aider à mieux comprendre vos douleurs, à adapter votre sexualité à vos besoins et à prendre en compte les répercussions physiques et émotionnelles de l’endométriose. Selon les situations, les consultations peuvent également être réalisées avec votre partenaire afin de favoriser le dialogue et un accompagnement adapté du couple.
Bien vivre sa sexualité
Les informations ici ne se limitent pas aux rapports hétérosexuels, elles s’adaptent à toutes les formes de relations amoureuses et intimes.
Communiquer avec son
ou sa partenaire
Parler de la maladie, de vos douleurs, de vos émotions et de vos besoins favorise la compréhension mutuelle et permet de construire une sexualité plus sereine.
Explorer sans pression
Certaines positions peuvent être plus confortables que d’autres. Prenez le temps d’expérimenter, ralentissez si la douleur apparaît et adaptez vos pratiques à ce qui vous procure du confort et du plaisir.
La sexualité ne se limite pas à la pénétration
Les câlins, les caresses, les massages, la masturbation ou toute autre pratique intime peuvent être des sources de plaisir et de complicité. La masturbation peut également permettre de mieux connaître son corps et d’identifier ce qui procure du plaisir.
Utiliser un lubrifiant si besoin
L’endométriose et certains traitements hormonaux peuvent diminuer la lubrification vaginale. Un lubrifiant à base d’eau peut améliorer le confort.
Prendre son temps
Se détendre avant un rapport peut contribuer à diminuer les tensions et les douleurs. La respiration, le yoga, la cohérence cardiaque ou la méditation peuvent favoriser la relaxation.
Retrouver le plaisir à son rythme
La sexualité ne se résume ni à la pénétration ni à l’orgasme. Il n’y a pas d’objectif de performance. l'essentiel est de trouver ce qui vous fait du bien, dans le respect de vos envies, de votre corps et de votre rythme.
Vous êtes victime de violences ?
Les douleurs pendant les rapports sexuels peuvent avoir des répercussions importantes sur la vie intime et la relation de couple. Elles peuvent notamment entraîner des difficultés à communiquer autour de la sexualité, des incompréhensions ou des tensions dans le couple, un évitement de l’intimité, un sentiment d’isolement ou de rejet, une pression, explicite ou implicite, autour de la sexualité.
Ces difficultés peuvent fragiliser le respect du consentement au sein du couple.
Les douleurs sexuelles peuvent rendre une personne plus vulnérable face à des violences psychologiques, coercitives ou sexuelles, ou aggraver une situation de violence déjà présente.
À l’inverse, les violences psychologiques, coercitives, sexuelles ou physiques peuvent avoir un impact important sur la santé sexuelle et favoriser l’apparition ou l’aggravation de douleurs sexuelles.
Les chiffres de l'étude
98 %
de répondantes déclarent avoir déjà ressenti des douleurs lors d'un rapport sexuel
45 %
des répondantes ont déjà été victimes d’aumoins une forme de violence de la part de leurpartenaire
17 %
des répondantes rapportent avoir déjà été victimes d'un viol conjugal
80 %
des répondantes déclarent avoir exposé leur situation à un ou plusieurs professionnels de santé à la recherche de solutions




