L’assemblée Nationale dépose une proposition de résolution visant à acter la reconnaissance institutionnelle de l’endométriose

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Depuis plusieurs mois, l’association ENDOmind, accompagnée de l’agence Com’Publics, est engagée dans une campagne auprès des parlementaires pour demander l’intégration de l’endométriose dans la liste des ALD 30. Nous avons pu ainsi être reçues à plusieurs reprises à l’Assemblée Nationale et au Sénat et avoir de nombreux échanges qui nous ont permis d’expliquer notre démarche et faire entendre les différentes attentes des malades et leur besoin légitime d’avoir une véritable reconnaissance de leur maladie encore bien trop négligée. Plus de 300 député.es et sénateurs.trices se sont déjà mobilisés à nos côtés, convaincu.es du bienfondé de notre demande et nous les en remercions infiniment.

Le 1er septembre dernier, le Gouvernement a apporté une réponse aux questions écrites déposées par plusieurs d’entre eux. Omettant complètement les très nombreuses conséquences de l’endométriose sur les vies des millions de femmes qui en sont atteintes, la réponse du ministère de la Solidarité et de la Santé s’est montrée décevante à la suite du signal positif et à l’espoir donnés aux patientes par Olivier VERAN en juillet dernier, lorsqu’il avait annoncé avoir saisi la direction de la Sécurité Sociale afin d’instruire notre demande. Ce dernier avait également déclaré que « l’endométriose fait souffrir un suffisamment grand nombre de femmes pour que l’on puisse se poser la question ».

Dépassant le seul argument financier, notre demande est avant tout celle d’amorcer une véritable reconnaissance institutionnelle nationale de l’endométriose. En effet, touchant une femme sur dix, elle demeure encore insuffisamment connue du corps médical, comme du grand public. Aujourd’hui encore, une femme touchée par l’endométriose doit, en moyenne, attendre sept ans avant qu’un diagnostic ne soit posé sur ses maux. Dès lors, entamer la reconnaissance institutionnelle de l’endométriose en la faisant entrer dans la liste des ALD 30 constitue un enjeu sanitaire, social, d’égalité entre les femmes et les hommes, mais aussi d’égalité des chances.

 

 

Nous remercions aujourd’hui tout particulièrement Madame Véronique Louwagie et l’ensemble de l’Assemblée Nationale pour la considération portée à notre demande et leur engagement en faveur des malades concrétisés la semaine dernière par le dépôt d’une Proposition de Résolution visant à acter la reconnaissance institutionnelle de l’endométriose.

Nous nous réjouissons également de constater que notre mobilisation a accéléré la reprise des travaux entrepris par Agnès BUZYN l’année dernière, à l’arrêt depuis son départ.

Toutefois, pour parvenir à l’objectif que nous poursuivons ensemble, nous comptons sur votre précieux soutien !